Wilkommen

Wilkommen
Hallo !


Vous allez assurément me trouver d'une prétention affolante. Néanmoins, je veux absolument me trouver quelques minables excuses. Oui, mon prologue et mes premiers chapitres sont d'une nullité accablante (et bourrés de fautes d'orthographes !). Mais -je ne sais pas si mes lectrices l'ont remarqué- je sens que j'ai évolué. On peut évoluer dans les deux sens, vous allez me dire. Mais moi j'vous parle d'évolution genre Pokémon. J'ai évolué en mieux. Je le sais. Il m'est arrivé de relire quelques anciens passages de ma fiction, et je vois bien que j'ai progressé. C'est pourquoi, s'il vous prenait la folle envie de découvrir mon histoire, je vous supplie de vous montrer indulgentes... :D


Autre chose : les TH, ça fait depuis mars 2008 que je crève d'amour pour eux. Je ne suis pas une "ancienne". Mes préjugés débiles et moi avons pensé qu'il était necessaire de les haïr au début de leur succès. Manque de bol, j'me suis fait rattraper. Merci, les garçons (morveux -_-).

Bref, il ne me reste plus qu'une chose à vous souhaiter : Bonne lecture !




Si tu vas voter pour moi , , et j'te ferais un gros bisou. Oui, virtuel, mais estime toi heureuse que je t'en fasse un quand même !




Lisez-vous les fictions marquées dans mes blogs préférés ? Oui ? Continuez. Non ? Vous ne savez pas ce que vous loupez....


J'vous remet les liens de mes orgasmes informatiques personnels :
ETRE PREVENU DE MA PROCHAINE FICTION, C'EST ICI ET UNIQUEMENT ICI. Je ne vais pas m'embêter à chercher vos coms partout dans mon blog :D

# Posté le mardi 18 novembre 2008 11:29

Modifié le vendredi 13 novembre 2009 05:54

Prologue*

Prologue*
Deux personnes, énervées, enragées au plus au point se faisaient face, toisant l'autre de toute sa hauteur. Des paroles blessantes, des mots empoisonnés venaient de traverser la pièce, perçant impitoyablement le coeur de ces gens.

_Putain, Papa, aujourdh'ui ça fait un an que Maman est morte ! hurla la jeune fille.


Son interlocuteur devint pâle comme la mort.

_Tu m'avais promis de m'emmener sur sa tombe, Papa, tu m'avais promis, répéta-t-elle plaintivement. Mais évidemment, reprit-elle, envahie par une colère sourde, tu préfères aller travailler avec tes Tokio Hotel de merde ! Du moment que tu rapportes du fric à la maison, tu crois que tu peux oublier sans problême tes engagements ! J'en peux plus, tu choisis, c'est soit ton boys band pourri, soit moi... et Maman...


L'homme et la jeune fille se croisèrent du regard, les yeux lançant des flammes, comme dans un combat d'escrime. L'adolescente ne cilla pas. L'adulte baissa la tête, en proie à des sentiments contradictoires. Alors, cette première eut l'impression de comprendre, fut sur le point de dire quelque chose, se ravisa, et tourna simplement les talons dédaigneusement.
En chemin, elle croisa un jeune homme qui semblait bouleversé par la conversation qu'il venait de surprendre sans le vouloir.

_C'est toi, Bill, de Tokio Hotel? cracha la jeune fille.


Le concerné hocha lentement la tête. Et voltigea dans la salle avant de s'écraser lourdement sur le sol. Paf ! L'adolescente venait de lui envoyer son poing dans la figure. Elle murmura d'une voix blanche :

_Tu me voles mon père.


L'étrange jeune homme se redressa, esquissa une douloureuse grimace et leva vers elle des yeux plus qu'étonné. Celle-ci se retourna vers la porte, et sortit, sans un regard pour les deux personnes restées dans la salle.

# Posté le mardi 18 novembre 2008 11:30

Modifié le mercredi 18 février 2009 09:06

Chapitre 1*

Chapitre 1*
PDV Bill


_Bill ! cria mon jumeau lorsqu'il m'aperçut.
_Qu'est ce qu'il t'es arrivé ? poursuivit Gustav, les yeux ronds.
_Whouah, t'as du te prendre une de ces patates, lança Georg avec un sourire goguenard qui s'effaça quand les deux autres le regardèrent.


Sans prêter attention à leur joute verbale, je me tournai vers David d'un air interrogatif. Celui-ci baissa la tête, confus.

_Oh Bill ! Pourquoi t'as ce...
_C'est ma fille.


Notre manager avait coupé la parole de Tom, et toute la compagnie l'observa d'un air supris. Ou ahuri, si on tenait compte de mon frère. Je m'éclaircis la gorge :

_Huum... Tu peux nous en dire plus ?
_Et bien... Les gars, j'ai une fille de presque 17 ans, qui s'appelle Camille. Voilà.
_C'est génial. Mais est ce que quelqu'un est décidé à expliquer à Gustav, Georg et moi ce qu'il se passe. S'il vous plaît, nous interpella Tomi.
_Ce qu'il se passe, c'est que je viens de retrouver ma fille qui était jusqu'à présent dans un orphelinat, qu'on vient de s'engueuler encore une fois, et qu'elle a frappé ton frère parce qu'il fait partie des Tokio Hotel !
_Tout ça en cinq minutes ? Vous êtes des sportifs.


Je lançais un regard lourd de reproche à mon double. Celui-ci me regarda d'un air innocent, et continua :

_Sinon, la version logique, c'est quoi ?
_Tom, ils ont pas l'air de déconner, lui fit remarquer Georg.


Un silence pesant envahit la pièce. David soupira et reprit la parole :

_Lorsque j'avais 16 ans et demi, j'ai rencontré une fille du nom d'Eva, une française. Elle était belle, elle aimait s'amuser, elle puait le fric et la débauche, et pourtant, je suis tombé amoureux d'elle. On a fait le truc le plus vieux du monde. Elle m'a jeté après m'avoir appris qu'elle avait déjà 33 ans. Je n'y croyais pas, elle faisait beaucoup plus jeune. Neuf mois plus tard, un mec de deux mètres vient me voir. Il me dit qu'Eva vient d'accoucher d'une fille qu'elle a appelé Camille. Il prétend être le frère d'Eva, et raconte que celle-ci lui a avoué qu'elle ne connaissait pas le père de cette enfant. Il a donc voulu que je me soumette a des test de paternités.


David reprit son souffle. Nous étions captivés par son récit.

_J'ai appris que j'étais le père. Mais je voulais pas de cette fille, et de toute façon, Eva voulait couper tout les liens possibles avec moi. J'ai quand même insister pour voir cette Camille, de temps en temps. Elle a grandi. Il y a un an, jour pour jour, Eva est morte d'un accident de voiture. Ma... fille, est allée dans un orphelinat. Je m'y étais attachée, et j'ai voulu qu'elle finisse son adolescence avec moi. J'ai fait une demande, et les démarches nécessaires pour qu'elle vienne ici en Allemagne. Mais ça a pris beaucoup de temps, les services administratifs n'étaient pas vraiment disposés à la laisser partir avec moi, bref, cela ne fait que trois semaines qu'elle vit avec moi.
_Attends, attends, stop. Laisse nous deux minutes de répit le temps d'assimiler tout ça, coupa Tom.


Après une pause, il poursuivit :

_Hum... C'est que maintenant que tu nous en parles ? Je comprend que ce soit difficile, mais t'aurais pas pu... Aie ! s'interronpit-il lorsque Georg lui donna un coup de coude.


J'adressai à David un regard pour l'inciter à continuer son récit.

_Donc... A présent, elle vit avec moi. Je comptais vous la présenter dans quelques jours, le seul problême, c'est que c'est légerèment tendu, dit-il en insistant sur le "légèrement". Aujourdh'ui, je lui avais promis de l'emmener sur la tombe de sa mère, puisque cela fait un an qu'elle est morte. On devait partir ce matin, par train. Hier, j'ai dormi à l'hotel, avec une jeune femme que je venais de rencontrer, et il était convenu que je retrouve Camille à 7h à la gare. Nous irions à Paris au cimetière, puis serions de retour ce soir. Mais on a beaucoup de travail ces temps-ci, les gars. Et j'ai oublié. Camille prétend m'avoir attendu deux heures. Elle fait encore toute une histoire pour une gaminerie. Et voilà, pour ne pas me faire culpabiliser, je rejette la faute sur elle. Mais quel c*n !


Je lui jetai un regard compatissant, et posai ma main sur son épaule.

_Désolé qu'elle t'ait frappé si violemment.
_Pas grave. Je me trompe, ou elle considère que les Tokio Hotel lui "pique", pour reprendre son expression, son père ?
_Effectivement... Excusez-moi de vous mêler à ça. Au fait... vous allez devoir faire connaissance avec elle... Parce qu'à partir de maintenant, elle partira en tournée avec nous...
_Attends, nan mais je rêve ! cria Tomi d'une voix aigue. Cette fille se ramène, mine de rien, elle te met de mauvaise humeur, après c'est sur nous que ça va tomber, elle frappe mon frère, et toi tu nous annonces d'un air innocent qu'on va devoir se la taper pendant la tournée ?! Désolé, je prends pas.
_Tom, c'est pas vraiment grave qu'elle m'ait tapé. Elle doit être super jalouse de nous, son père passe tout son temps avec nous, alors je la comprend. D'aileurs, je vais aller la voir. Faut qu'on commence à s'habituer à elle apparement.
_Bill, tu rigoles ?! Tu vas pas aller voir cette folle quand même ! T'imagines elle te re-tape ?! Non, non, non, je ne suis pas d'accord. D'une, je t'interdis de retourner vers cette malade, de deux, je veux pas d'elle dans mon bus.
_Tom, je te rappelle que tu parles de ma fille, alors j'aimerais qu'à l'avenir, tu l'appelles autrement. Et ensuite, je ne te laisse pas le choix.


Nous laissant totalement abasourdis, notre manager sortit de la pièce.

_Hum... Je vous laisse, j'ai quelques accords de basse à revoir, murmura Georg, indécis quant à la conduite à tenir.
_Et moi, j'ai besoin d'une bonne tasse de café, renchérit Gustav.


Ils nous quittèrent à leur tour.

_Alors, tu vas laisser ton adorable frère jumeau seul devant les dangers de ce monde ou tu vas voir cette malade, pardon, la fille de notre manager adoré en laissant ton adorable frère jumeau seul devant les dangers de ce monde ?
_Tom, sois gentil avec elle. Peut-être que tu l'adoreras le jour où tu feras sa rencontre.
_Permets moi d'en douter.
_Tom... J'vais la voir.
_En tout cas, moi, je l'aime pas. Elle t'a tapé !


Le laissant ruminer ces pensées vengeresses, je sortis de la salle, et commençai à chercher la demoiselle. Suivant une intuition soudaine, je me dirigeai vers le toit.
Elle était assise sur les tuiles, l'air perdue. David nous avait dit que sa mère était belle. Si elle se ressemblait, j'aurai opté pour le mot "magnifique". Bref, je n'étais pas là pour ça.
Je m'installai sans aucune gêne à côté d'elle. Et attendit. Pendant quinze bonnes minutes, nous restâmes là à contempler le ciel. Elle m'adressai par moment un regard fugitif. Je me mis à chantonner machinalement. Arrivé au deuxième refrain, Camille chanta avec moi, d'une toute petite voix, presque imperceptible. Je posai enfin les yeux sur elle, elle détourna le regard en rougissant, ce qui me surprit. Je ne l'aurai jamais imaginé rougir, elle semblait si forte - et à la fois si fragile. Elle se tut. Je fis de même.
Un ange passa. Et soudainement, elle se jetta dans mes bras en pleurant.






Premier chapitre. C'est bizarre de se dire ça. J'attend vos impressions avec impatience :)
Bisous <3

C.

# Posté le mardi 18 novembre 2008 11:31

Modifié le samedi 18 avril 2009 05:29

Chapitre 2*

Chapitre 2*
PDV Omniscient


_Hey gamine... Chuuut... Ca va aller...

Camille hoqueta doucemment.

_J'suis pas une gamine !

Le chanteur sourit. Elle avait prononcé cette phrase d'un ton si candide... Qui démontrait exactement le contraire de son affirmation.

_Qu'est ce qu'il t'arrive ? demanda doucement le jeune homme.

L'adolescente laisse passer quelques instants, puis répondit :

_C'est mon papa. Nan, ma maman. Je sais pas... Et, je suis désolée de t'avoir frappé, je sais bien que c'est pas vraiment ta faute si Papa reste avec toi...
_C'est pas grave, petite.

Il marqua une pause, puis poursuivit :

_Ecoute, ton père est un monsieur formidable. Je ne sais pas ce qu'on ferait sans lui. Je peux comprendre ta peine par rapport à ta mère... Mais tu sais, il paraît que c'est un vrai métier d'être papa, cela ne s'apprend pas. Le tien ne doit pas savoir comment s'y prendre, il doit avoir peur de mal faire. Alors il fuit. Mais ce n'est pas pour cette raison qu'il ne t'aime pas. Lui aussi a sûrement été chamboulé par ton arrivée. Il faut lui laisser du temps... Tu me comprends, petite ?

L'interpellée ne répondit pas tout de suite, ayant l'air de chercher à bien comprendre le sens de ces paroles. Elle était très frêle, comme si un coup de vent pouvait l'emporter, comme si une feuille pouvait la briser en l'effleurant. Cet aspect lui conférait un air fragile, on avait envie de la serrer dans ses bras pour la protéger. Bill sentit une bouffée d'affection le remplir à sa vue. Quelques larmes menacèrent de couler sur ses joues rosies par le froid, mais elle releva la tête et planta un regard déterminé dans le regard du jeune adulte.

_T'as raison, vieux, murmura-telle avec un sourire canaille. J'aurai pas du être si blessante avec lui. Je dois lui faire un bisou !
_Tu es sûre d'avoir 17 ans toi ? Tu fais tellement naive, innocente...
_Hé ! Arrête de faire comme si j'étais un bébé !
_Tu vois ! Tu as une façon de parler tellement... naive. Oui, c'est vraiment LE mot. Mais ne t'énerve pas, c'est ce qui fais ton charme, petite.

Le grand brun ponctua ses derniers mots d'un regard rassurant. Prise d'une impulsion soudaine, Camille déposa furtivement un baiser sur sa joue. Bill éclata de rire, passa son bras autour de ses épaules pour la réchauffer et leva le nez vers le ciel. Elle fit la même chose, et ils réstèrent là, assis sur le toit du studio d'enregistrement, pendant dix bonnes minutes.
A la vérité, la jolie blonde avait effectivement l'air frêle, fragile, naive, candide et innocente, mais aussi un regard très dur pour une jeune fille de son âge. Son passé l'avait endurci, et lui avait forgé un caractère plus résistant qu'on pourrai ne le croire. Les obstacles qu'elle avait du traverser lui avait donné cette fraîcheur, cette joie de vivre avant la fin. Leb' die Sekunde, c'était son dicton.




*





PDV Tom


Enlacés. Ils étaient tout bonnement enlacés. Ils avaient passé une demie-heure sur ce foutu toit EN-LA-CES. Nous les avions cherché partout pendant tout ce temps, et eux étaient tranquillement installés à leur aise sur le toit, sans paraître vouloir donner un signe de vie. Et le pire, c'était que mon jumeau avait l'air sous le charme de cette fille. Je les voyais de dos. J'allais leur faire une belle frayeur.
Doucement, je m'approchais sans faire aucun bruit. J'évitais de justesse de trébucher sur une tuile encombrante, et parvins enfin derrère eux.

_Bouh !

Ils hurlèrent tout les deux en sursutant. Muahah, c'était à mourir de rire. Tom, t'es trop fort.

_Tom, t'es vraiment c*n ! cria mon cher petit frère.
_Je t'aime, mon Bilouchou, répondis-je, un sourire narquois s'étirant sur mes lèvres.

Je me souvins soudain de la présence de la folle. Je tournai brusquement la tête de son côté, et m'aperçus qu'elle avait disparu.

_Et ben, elle est passé où ta copine ? questionnai-je doucereusement.
_Oh non, elle s'est encore échappée. Mais elle est insaisissable, c'est dingue !
_Personne n'est insaisissable pour le grand Tom Kaulitz ! D'ailleurs, il faudrait que je la retrouve tout de suite, je dois absolument lui parler pour mettre les choses au clair.
_Tomi, pas de conneries, je te connais. Ne lui adresse pas la parole, c'est le mieux à faire dans ton cas. Tu manques cruellement de tact et pourrait te montrer blessant, ajouta Bill d'un ton de reproches.
_C'est fou, j'ai encore rien fait que tu m'engueules ! C'est MOI le grand frère ici, c'est moi qui ordonne tout, et tu me dois le respect. Chut petit Bill, tais-toi. Maintenant, j'vais lui parler, ajoutai-je, fier de ma tirade.

Mon frère arqua un sourcil, de cette façon si caractéristique qui n'appartenait qu'à lui, me jetta un regard indifférent et me tourna le dos avant de marcher en direction des escaliers. J'ai horreur que les gens me regardent d'un air indifférent.
Je le rattrappai, le contournai en lui donnant un petit coup dans les côtes au passage et disparut à mon tour.



*




Peu de temps après, je vis enfin une tête blonde. Cela devait être elle. Je m'approchai d'elle en courant à petites foulées de peur qu'elle ne s'enfuisse. Je l'appellai brièvement d'un "eh !" impératif, et elle se tourna vers moi.

_Oui ? demanda-t-elle, avec un sourire très gentil.

Je fus déstabilisé par son accueil. Je pensai qu'elle se montrerai froide, et bien non. En plus, elle était vraiment très jolie. Mais ce n'était qu'une façade, pas question de se laisser attendrir par son ton craintif.

_Ouais, autant te prévenir tout de suite chérie, j'ai pas envie de toi dans MON bus. Ne t'attends à ce que les gars et moi soyons sympas avec toi, parce que ce ne sera pas le cas. Ne te tape jamais l'incruste dans notre groupe, mêle toi de tes affaires, et les seules fois où tu pourra nous parler ce sera lorsqu'on te posera une question, poupée. Si j'ai besoin de tes services, je ferais peut-être appel à toi, et tu auras intérêt à me cirer les pompes. Et aussi, interdiction de mecs pendant la tournée, si t'as besoin de faire du sport de chambre, on pourra sûrement trouver un accord tout les deux. Bon, je crois que j'ai tout dit, bye.

J'y étais allé vraiment fort, sur ce coup-là. J'avais fait ma petite star capricieuse, et de plus la jeune fille avait les larmes aux yeux. Pris de soudains remords, je me retournai vers elle. Je n'aurai jamais du.
Bam !
Cette Camille m'avait donné une énorme claque, je crois même que c'était la plus forte que j'ai jamais reçu. Mais c'est une manie, chez elle, de frapper les gens ?

_Tom. J'aurai du me douter que c'était toi. A mon tour de parler, et je t'interdis de m'interrompre. Ecoute-moi bien c*nnard, tes menaces, tu peux te les mettre là où je pense. Déjà, tes petits surnoms débiles, tu te les garde. Rassure toi, je n'avais aucune intention de t'adresser la parole, à toi. Oui, toi, le genre de s*laud pervers, égocentrique, macho et arrogant qui croie que tout est acquis. Tu me traites comme un gentil toutou, et je déteste ça. Je suis pas à tes ordres, okay, si tu veux une bonniche, demande à l'une de tes nombreuses fans qui sont persuadées que t'es quelqu'un de bien. En plus, avec elles, tu pourras continuer à utiliser ta belle g*eule et ta célébrité pour te faire br*nler. Mais ton petit jeu marchera pas avec moi. Bon, tu m'excuses, il faut que j'y aille, j'ai autre chose à faire que de rester avec un garçon aussi prétentieux et inintéressant que toi. Au revoir.

Je nage en plein rêve, là, c'est ça ? Personne, jamais personne ne m'avait parlé de façon aussi méprisante. Aie, mon égo s'est pris un coup. En plus, elle ne m'avait pas reconnu au début.
La porte claqua. J'étais tellement troublé que Camille m'ait parlé de cette manière que je ne m'étais pas aperçu qu'elle quittai la pièce.
Pourtant, un doute subsistait au fond de moi. Je savais que j'aurai du lui parler autrement. Bill avait raison, comme d'hab'. Curieusement, j'avais l'impression de mériter la méchanceté des paroles qu'elle m'avait adressées. Tom, tu te ramollis !





Ouf ! Deuxième chapitre bouclé !
Désolée pour ce long, long retard, mais un autre chapitre devrait arriver prochainement, promis :)
Bon, moi j'ai adoré le clash entre Tom et Camille, je me suis fait plaisir en l'écrivant. Bien sûr, ça m'étonnerai que quelqu'un lui parle un jour comme ça, mais c'est une fiction ;)
Ca devrait un peu plus bouger dans les chapitres suivants, il y aura plus d'action.
Vous avez le droit (et l'obligation) de mettre des com's ^^.
Et une petite pub pour elle, parce qu'elle me fait beaucoup rire avec ses fantasmes sur MSN :P

Gros bisous à tous !
C. <3

# Posté le mardi 18 novembre 2008 11:34

Modifié le samedi 18 avril 2009 05:31

Chapitre 3*

Chapitre 3*
PDV Tom


Je courus pour la rattraper. Je n'allai certainement pas laisser passer ça. Nan mais, pour qui elle se prend ?

_Je rêve, qu'est ce que tu fous là encore, je croyais que c'était interdit aux animaux ici... prononça-t-elle lentement en m'observant.

Quelle garce, mais quelle garce !

_Parle moi autrement poupée, c'est moi le grand ici. N'essaye pas de me faire croire que je ne te fais pas de l'effet, ça ne marchera pas. Je reconnais que j'y suis peut-être allé un peu fort tout à l'heure, mais je reste persuadé que ce que j'ai dit était le meilleur moyen de te faire comprendre qu'on ne veut pas de toi. Même si tu nous considère comme des dieux, ajoutai-je d'un sourire hypocrite.
_En fait, tu penses que toutes les filles rêvent de se jeter à tes pieds. Cela doit te vexer de constater à quel point tu me laisses indifférente, lança-t-elle à son tour, une grimace semblable figée sur ses lèvres.

Saisi d'une impulsion soudaine, je m'approchai vivement d'elle, pris son fin visage entre mes mains, et posai plus brutalement que je ne l'aurai voulu ma bouche sur la sienne.
Camille réagis à ce baiser. Je sentis ses lèvres se mouvoir sous les miennes. J'entrouvri celles-ci, l'incitant à faire de même. Nos langues commencèrent un ballet de danse, un combat d'épée, une lutte effrontée. Elle pencha lègérement la tête, me permettant de mieux m'abreuver à sa bouche. Elle se serra plus étroitement à moi, son corps épousant les courbes du mien. Je passai mes doigts dans ses cheveux blonds, très fins. Ils étaient d'une douceur exquise.
Tout à coup, je me rendis compte que ce baiser me faisait bien plus d'effet que ce que je pensais. J'avais embrassé des dizaines de filles, sûrement plus expérimentées qu'elle. Pourtant, un feu courrait dans mes veines, le sang battait sur ma tempe. J'essayai à grand peine de contenir les battements effrenés de mon coeur.
Puis, un intense sentiment de satisfaction m'envahit lorsque je m'aperçus que Camille ressentait les mêmes choses. Elle gémit doucement et m'aggrippa le tee-shirt. Yeaaaaah. J'avais réussi, elle était sous mon charme. Fier de moi, je redevins le Tom sadique d'auparavant et m'écartai d'elle.

_Qu'est-ce-que tu fais ? demanda-t-elle, les yeux embrumés.
_Rien. Je constate simplement à quel point je te laisse indifférente.

Un air déçu se peignit sur son visage. Les regrets m'atteignirent de pleine face encore une fois.

_Excuse-moi de t'avoir dérangé. Désolée pour tout à l'heure, et pour maintenant.

Je devins très étonné. Un instant plus tôt, cette fille était une furie, et voilà que maintenant, elle s'excusait. J'ai dû louper un épisode...
Et soudain, je pris conscience de son aspect fragile, de son jeune âge, de ce regard craintif qu'elle avait en permanence sans parvenir à le cacher, de sa petite taille...
Elle était très frêle, et en ce moment même, ses joues étaient rouges cramoisies, et elle avait du mal à contenir ses larmes. Elle baissa le regard et fit semblant de remettre une mèche en place pour essuyer discrètement une goutte d'eau qui coulait de ses yeux si bleus.
Et c'était à cause de moi.

_Non, arrête, c'est moi, pardon, murmurai-je en la saisissant dans mes bras.

Elle fut secouée d'un rire léger.

_Je soutiens que c'est moi, dit-elle avec un sourire mutin, le regard toujours voilé par ses larmes.

Je baissai la tête vers elle. Encore une fois, nous étions très proches. Ce qui parut la déstabiliser, car elle s'écarta vivement. Et devinez quoi ? Elle rougissait, comme d'habitude. De la voir si honteuse, je fus à mon tour saisi d'un fou rire communicatif. Elle se joint à moi, et bientôt, nous fûmes tout les deux par terre, avec des crampes au ventre tellement on riait. Pourquoi ? Il n'y avait pas de raisons particulières, on en avait juste besoin.

La porte de la salle claqua, et je vis toute la troupe arriver. Dès qu'elle aperçut son père, Camille se leva d'un bond et se jetta sur lui. Nous eûmes tous un grand sourire en voyant ses retrouvailles affectives. Finalement, cette fille était très gentille. Et elle embrassait bien. Non, non, je ne vais pas avouer qu'un véritable tremblement de terre m'avait secoué lorsqu'elle s'était réfugiée dans mes bras.




*





PDV Omniscient


_Papa ! Je vais en boîte, simplement ! Je ne pars pas en Indonésie !
_C'est non ! Je ne te laisse pas aller en boîte avec des inconnus, tard le soir, et surtout seule !
_Je te rappelle que je ne connais encore personne, c'est toi qui m'a dis que je devrais sortir et rencontrer du monde !
_Mais je t'ai proposé le club d'échecs, je ne comprends pas tes réticences enfin !
_Le problême, c'est que j'ai 16 ans, TRES bientôt 17, et je ne compte pas aller m'enterrer dans une salle qui empeste le cigard et les médicaments des vieux croûtons qui la peuplent !
_Camille ! s'exclama David avec un air horrifié.
_Mais Papa, tu comprends pas, c'est une ouverture sociale ! Si je vais en boîte, je rencontrerais des personnes venues d'ethnies différentes de la mienne, c'est simplement un intérêt culturel ! J'aimerais savoir comment se comporte les allemands, leurs visions des choses...
_Rassure toi, à part la langue, on est les mêmes, comédienne va !
_Tu m'aimes plus ?
_Mais si, je t'aime.
_Non, tu ne m'aimes plus.

Les Tokio Hotel assistaient amusés à cet échange entre le père et la fille.

_Ooooooooooh, que tu es têtue !
_Autant que toi, répondit la petite sans se démonter.
_... D'accord...
_Yeeeeeeeeees !
_Attends attends, réfrène ton enthousiasme, il y a une condition.
_Tu veux les analyses sanguines de chaque personne présentes en boîte, c'est ça ? intervins la jeune fille avec un ton blasé.
_Non. Je ne te permets d'y aller que si tu y vas avec au moins deux personnes que je connais.
_Mais j'ai pas besoin d'une baby-sitter !
_Si. Tu veux peut-être qu'un mec t'aborde, te mette du GHB dans ton verre et te viole ?
_Arrête avec tes scénarios catastrophes Papa, tu penses tout de suite au pire !
_C'est normal, dois-je te rappeler ce qu'il t'est arrivé en France ?
_... Je connais personne ici... Comment veux-tu que je te présente non pas une, mais deux personnes ?!
_Et bien tu n'y vas pas.

L'adolescente émit une protestation indignée. Les deux jumeaux qui était dans la pièce se regardèrent d'un air entendu, et le plus jeune lança :

_Elle peut venir avec nous, David.
_Non ! s'exclama la concernée.

Tous les regards se tournèrent vers elle. Camille rougit, et se mit à bafouiller :

_Enfin, je veux dire, si, bien sûr...

Son père la regarda d'un air soupçonneux, puis s'adressa aux garçons.

_Vous y ferez très attention ?
_David...
_Oui ou non ?
_Bien sûr ! Enfin, on est des adultes !
_Mouais... marmonna le manager, un sourire narquois accroché aux lèvres.

Il laissa passer une pause, puis reprit :

_Okay, je vous la confie. Mais vous ne la lâchez pas des yeux ! Et interdiction de boire, de fumer, de danser avec un garçon surtout, et puis évidemment de se droguer...
_Pourquoi "ne pas danser avec un garçon" ? demanda Tom, étonné.
_Parce qu'elle n'a que 16 ans !
_Bientôt 17 ! Et j'aimerais que vous arrêtiez de parler de moi comme si je n'étais pas là !

Tout le monde se retourna vers elle et parut enfin se souvenir de sa présence. Elle poussa un soupir exasperé et continua :

_Ne t'inquiètes pas Papa, je ne ferais pas de conneries. Je ne suis pas non plus irrésponsable !

L'interpellé haussa nerveusement un sourcil, se gratta la tête, et dit à toute la troupe :

_Bien, tout est d'accord. Les gars, je vous fais confiance. Par contre, je veux que vous me la rameniez à 11 heures et demie.
_Euuuh...
_... Mais je plaisante, bande d'idiot, répliqua David, hilare.
_Ahah...
_3 heures du mat', ça te va ? demanda Tom.
_Non, à cette heure je dors moi, je suis vieux maintenant. Vous allez me réveiller, je vous connais.
_Elle peut dormir chez nous ! s'exclama Bill en se tapant le front avec la paume de sa main.
_Mais vous êtes des garçons !

Camille s'était horrifiée en criant. Les cinq hommes la regardèrent, amusés.

_David, je crois que tu n'as pas de soucis à te faire concernant ta fille et ses relations amoureuses, dit Bill en rigolant.
_Oui, c'est aussi mon avis, aquiesça celui-ci en souriant, fier. Bien, on fait comme ça. Je vous laisse, je dois parler à Tobias.
_C'est tout ? s'enquit sa fille.

David ne répondit pas et sortit de la pièce.

_Pourquoi as-tu dis non au départ ? demanda Tom d'un ton accusateur.
_Parce que... Vous allez me surveiller, je ne pourrai pas faire tout ce que je veux, avoua Camille en baissant les yeux.
_Alors ça, tu peux être sûre que tu n'auras même pas le droit de parler !

La jolie blonde leva les yeux sur le guitariste. Celui-ci la regardait avec un grand sourire. Il plissa la bouche pour contenir son rire. Mais Georg qui n'était pas de cet avis, explosa de rire, et tout le monde se joignit à lui. Camille fit semblant d'être indignée, et leur tourna le dos. Regrettable erreur.
Bill s'approcha d'elle et lui sauta dessus en lui chatouillant le ventre. Elle poussa un cri très aigü.

_Whaouh, tu cries hyper fort ! s'exclama Tom spontanément.

Bientôt, les quatre garçons se jettèrent tous sur elle pour la chatouiller. Un joyeux chantier envahit la salle, les jeunes gens se balançaient tout ce qui leur tombait sous la main, criait, riait, chantait...
On aurait presque pu dire que chacun d'entre eux étaient heureux. Presque.








Troisième chapitre terminé !
J'ai adoré décrire la scène du baiser :O Si seulement c'était vrai :'D ahah.
Donnez moi votre avis, critiquez moi, bavez moi dessus, J'EN AI BESOIN !
Et oui j'avoue, j'ai quelques tendances masochistes uhuh -_-
J'ai aussi beaucoup aimé le "qu'est ce que tu fous là toi, j'croyais que c'était interdit aux animaux" muahah, j'me fais rire toute seule :x
Gros bisous à elle parce que j'ai beaucoup beaucoup aimé lui parler sur MSN ^^.
Et j'me "révolte" pour elle, bande de groupiasses déchaînées, vous êtes pitoyable :/
J'vous aime toutes =D

C. <3

# Posté le jeudi 20 novembre 2008 11:18